02 mai 2026

Retour sur février 2026 : Astrid, le Myriapode Spirostreptus, en toute élégance

Bienvenue dans l'univers de mes petits compagnons ! Aujourd'hui, je replonge dans mes archives pour vous partager une séquence capturée en février 2026. Comme vous le savez, je n'ai pas l'habitude de manipuler mes pensionnaires, préférant les observer dans leurs terrariums. Mais pour Astrid, l'une de mes Spirostreptus, il fallait que je vous montre l'ampleur du spectacle.

D'abord lovée en une spirale parfaite, protectrice et brillante, Astrid s'est peu à peu éveillée au contact de ma main. C’est un moment fascinant que de la voir se déplier, révélant ses innombrables pattes qui s'activent avec une coordination presque hypnotique.

Une fois lancée sur mon avant-bras, sa démarche devient fluide, comme une onde qui parcourt son corps. C'est là que sa grande longueur devient vraiment impressionnante : elle semble ne jamais finir de s'étirer ! On se rend compte à quel point ces myriapodes sont des créatures majestueuses et paisibles.


Actualité du terrarium :

Cela fait maintenant 5 à 6 semaines qu'Astrid s'est retirée sous terre. Elle arrive sans doute au terme de son cycle de mue ; j'attends avec impatience de voir sa nouvelle cuticule briller à la surface.

Contrairement aux insectes, la mue (ou ecdysis) chez les myriapodes est un processus long et vulnérable qui se déroule en plusieurs étapes critiques :

1. La phase préparatoire

Avant de s'enterrer, l'individu cesse de s'alimenter. Il cherche un endroit stable et humide pour construire une loge de mue (une petite cavité de terre et de sécrétions). C'est là qu'il va puiser dans ses réserves de calcium.

2. L'Ecdysis (L'exuviation)

C'est le moment où la vieille peau (l'exuvie) se fend. Le Spirostreptus s'en extrait avec un corps extrêmement mou. Chez les spécimens adultes, cette étape peut prendre plusieurs jours pour s'extraire de cette armure complexe.

3. La Sclérotisation : L'étape invisible

C'est ici que les 5-6 semaines prennent tout leur sens. Le myriapode doit :

  • Durcir son exosquelette par l'apport de sels de calcium.
  • Recouvrer ses forces en ingérant souvent sa propre exuvie.
  • Attendre la rigidité de ses organes internes pour supporter son poids.
Note scientifique : Plus l'individu est âgé, plus la phase de repos est longue. Remonter trop tôt exposerait le Spirostreptus à des déformations irréversibles.

Astrid le myriapode Spirostreptus

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