Ce légume gorgé d'eau est une véritable friandise pour la majorité de nos pensionnaires. Un moment de pure gourmandise et de partage que je vous propose de découvrir en images.
Qui s'est invité au festin ?
En observing de près la vidéo, on peut voir que chacun a une manière bien à lui de savourer sa part :
- Les robustes Armadillo officinalis sont les premiers à grignoter tranquillement sur leur feuille de chêne.
- Les impressionnants et très actifs Porcellio laevis "Dairy Cow" se rassemblent en groupe compact, créant une véritable colline de taches blanches et noires sur leur rondelle.
- Le magnifique Armadillidium maculatum "Zebra" avance quant à lui avec précision le long de la tranche.
- Du côté des myriapodes, notre grand Spirostreptus sp 1 "Tanzanie" s'enroule délicatement autour de sa portion pour la déguster à son rythme.
- Et enfin, les dynamiques Porcellio laevis "Orange" ferment la marche avec leur magnifique robe colorée qui contraste superbement avec le vert du légume.
Les secrets de l'alimentation des Arthropodes de sous-bois
Mais au-delà de cette friandise occasionnelle, de quoi se nourrissent réellement ces formidables recycleurs de l'ombre au quotidien ?
Les isopodes et les myriapodes (mille-pattes) partagent un mode de vie principalement détritivore. Dans la nature, ils jouent un rôle écologique crucial en transformant la matière organique en décomposition pour enrichir le sol.
1. La base de leur alimentation : Le bois mort et les feuilles sèches
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le concombre n'est qu'un bonus ! La nourriture principale de vos isopodes et diplopodes doit toujours être constituée de feuilles mortes (principalement de chêne ou de hêtre) et de bois blanc pourri (ligno-cellulosique). Ces éléments structurent leur microbiote intestinal et constituent leur source d'énergie constante.
2. L'apport en Calcium : Indispensable pour la carapace
Pour construire et solidifier leur exosquelette au moment des mues, les isopodes ont un besoin vital de calcium. L'os de seiche blanc, la coquille d'œuf broyée ou le carbonate de calcium doivent toujours être présents en libre-service dans le terrarium.
3. Les protéines et les suppléments frais
Pour éviter le cannibalisme (surtout chez des espèces très prolifiques comme les Porcellio laevis), un apport régulier en protéines est nécessaire : paillettes pour poissons, gammares séchés ou nourriture pour crevettes font parfaitement l'affaire. Les légumes frais et riches en eau comme le concombre, la courgette ou la carotte apportent des vitamines et une excellente source d'hydratation, à distribuer avec parcimonie pour éviter les moisissures.
Observer ces petits êtres nettoyer et animer le sol de nos terrariums est un spectacle quotidien dont on ne se lasse pas !
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